Les pêcheurs à la CTC


Une entrevue productive



RDV avec le M. Président du Conseil Exécutif de Corse

Lundi 1er Février 2016

Etaient présents :

- M. Gilles SIMEONI
- M. Gérard ROMITI
- M. Philippe BOTTI
- M. Eric VILLAIN
- M. Bruno STRINNA
- M. Xavier D’ORAZIO
- M. Antoine DUVAL
- Mme Jessica DIJOUX
- Mme Coralie DUCHAUD
- M. J. Paul FAUX (OEC)


LES SUJETS EVOQUES :

- Explication globale de la structure du CRPMEM Corse qui s’appuie sur les 4 prud’homies de Corse.
- Problème de non communication et peu de travail avec l’OEC depuis 6 ans.
o C’est face à un Office peu réactif que nous nous sommes cognés.
o Ceci qui amènerai notre souhait de créer en Corse un Office de la mer.
o Aucun investissement politique de la part de l’ancienne gouvernance de la CTC
o Le CRPMEM de Corse souhaite que l'administration territoriale de la mer de l'Etat dispose en Corse d'une direction de plein exercice (comme c'était le cas jusqu'en 2010) et non plus d'un échelon délégué (Délégué du DIRM en Corse). Une telle organisation, outre qu'elle épouserait enfin le caractère très décentralisé de notre île, serait de nature à fluidifier les relations des différents acteurs institutionnels entre eux et avec l'Union Européenne.
- Dauphins : Les animaux détruisent les filets de façon constante et aggravante. Un rapport scientifique existe, il faut tenir compte de l’impact financier sur des TPE, lors de la perte de son outil neuf (filets très couteux)



- FEAMP : ce fond d’aide européen n’a pas encore vu le jour et la date à laquelle il sera mis en œuvre est plus floue. Dates prévues : 2014/2020, rien n’est encore arrêté, cela représente au moins deux années blanches : Arrêt complet d’investissement dans la pêche professionnelle.
o Installation jeunes pêcheurs
o Problème mise à terre, carénage
- Pesca turisimu : c’est un plus économique qui concerne la pluriactivité de la petite pêche traditionnelle, qui n’est pas reconnue pas l’Europe.
o La réglementation française n’est pas alignée sur celle des pays frontaliers (Sardaigne). La France est la plus contraignante au niveau de la sécurité, donc concurrence déloyale.
- Plaisance :
o La quantité de poissons pêchée par la pêche de loisir n’est pas quantifiée, mais on la sait énorme.
o Les mouillages désorganisés sont nocifs et détruisent le milieu marin. Ils empêchent les professionnels de travailler
o Une idée de permis de pêche plaisance est à étudier
- Travail sur une économie bleue :
o Environnement : nous donnons de nombreux exemples du fait que la pêche professionnelle a été précurseur dans la protection et surveillance de la mer, ….., autorégulation des prises, arrêt temporaire pêche langouste filet, cantonnements , AMP, réserves, Parcs marins…
o Nouvelles aires de carénage indispensables : Ports propres
 Mécanique,
 Charpentier,
 Grues de levage, tout cela pourrait créer des emplois
- Arrêté de 1991 :
o Celui-ci a créé la notion de licence de pêche Corse
o Nous souhaitons la création d’une enveloppe de KW et GT qui ne soit plus nationale, mais régionale avec un numéro clausus à réviser.
- L’installation de jeunes pêcheurs :
o Il faudrait créer un statut spécifique
o Peut-être instauré un système de parrainage par des pêcheurs retraités actifs
o Prévoir un fond financier pour aider à l’acquisition des navires
o Travailler encore plus en partenariat avec le lycée maritime (3ème lycée maritime de France) soutenu par la profession depuis des années.
LES IDEES EXPRIMEES PAR LA CTC

- Création d’une réelle structure maritime, mais à long terme.
- Prendre contact avec la nouvelle présidente de l’OEC
- La pêche professionnelle est une véritable priorité pour la nouvelle équipe.
- Prise en compte que la politique actuelle de la pêche Corse est entièrement intégrée au développement durable.


LES DOSSIERS RETENUS PAR LA CTC A TRAITER EN PRIORITE



- Les aides à l’installation des jeunes pêcheurs
o Accompagnement financier (règlement exemption OEC/FEAMP)
o Partenariat lycée maritime
- Les dommages effectués par les dauphins : dédommagement matériel
- Pêche plaisance : taxe mouillage, permis. Remédier à ce problème d’anarchie dans la réglementation pêche de loisir.

CONCLUSION
Cette première prise de contact a permis, grâce à l’évocation de ces différents sujets, d’avoir une vue d’ensemble sur la pêche professionnelle Corse.
Une maritimisation de notre île semble essentielle à la pérennisation d’un métier traditionnel qui utilise encore des méthodes ancestrales et identitaires permettant une pêche durable ; pour se faire nous allons devoir nous montrer inventifs faute de quoi Notre Pêche mourra.